Oldiblog

Fermer
  Créer son blog KaZeo     Rap et RnB     Communauté Ados     Créer un blog gratuit Dimanche 22 novembre 2009   Ste Cécile  
A contre courant
 

puce Voyagons avec Alizée dans ses chansons (le 08/01/2007 à 19h23)

   
        

 Ile d'Elbe

        

 

 

Cette nouvelle rubrique présentera les villes que notre fée clochette-Alizée avait cité dans ses différantes chansons .Ici vous trouverez la mine d'informations les concernant et même en exclusivité les photos

 

        

 Titre de la chanson : Tempete

        



Commencons par Ile d'Elbe cité dans Têmpete
         " Rêve d'un autre rêve,d'une île d'Elbe..."
L'île d'Elbe

L'île d'Elbe est la plus grande île de l'archipel de Toscane avec 224 Km2 de superficie et 147 Km de côtes. Longue de 29 km et large de 18,5 km, elle est située entre la Corse et la Toscane, à la frontière entre les mers Tyrrhénienne et Ligurienne. Elle est séparée du continent italien par le canal de Piombino, large d'une dizaine de kilomètres. C'est un site protégé comme les autres îles de l'archipel toscan.

Elle offre des paysages très variés, forêts de hêtres et de pins, vignobles et vergers, criques de sable fin nichées au pied de falaises abruptes. L'île comporte huit communes (Portoferraio, Marciana, Marciana Marina, Campo nell'Elba, Rio Marina, Rio nell'Elba, Capoliveri et Porto Azzurro). Son point culminant, le Monte Capanne (1019 m), domine le village de Marciana.

Portoferraio — du nom du fer qu'exploitaient les Étrusques, puis les Romains — avec 10 000 habitants, sur une population insulaire d'environs 28 000 habitants, est sa plus grande agglomération et son port le plus important.

Marina di Campo,située au sud-ouest de l'île sur la commune de Campo nell'Elba, offre une belle plage de sable fin et un petit aéroport (La Pila)

HISTOIRE
L'île d'Elbe (35 000 habitants env.) est située à l'ouest de l'Italie, dans la mer Thyrrhénienne et à une quinzaine de kilomètres de la côte Toscane dont elle séparée par le canal de Piombino. D'une superficie de 223 km2, elle s'étend sur une longueur de 27 kms pour une largeur de 18 kms dans sa partie orientale (du cap Vita à la pointe Ripalti). Jouissant d'un climat fort clément toute l'année, son terrain montagneux et accidenté est compensé par de nombreuses vallées fertiles . Le mont Capanne, avec ses 1019 m d'altitude offre au visiteur un panorama exceptionnel sur toute l'île, mais aussi sur la côte italienne. Par temps clair, on peut également apercevoir la côte Corse. Sur le plan des ressources, on y pratique bien évidemment la pêche, on y extrait le sel marin. Le sol se prête volontiers à la culture des olives, fruits et vigne. Mais avec ses 147 kms de côtes dotées de splendides plages sablonneuses, l'île d'Elbe vit surtout du tourisme. Autrefois, son activité était essentiellement tournée vers la sidérurgie avec l'exploitation de nombreux gisements de fer. Ce fer qui donna son nom à la première ville de l'île : Portoferraio.

En septembre 1943, les installations sidérurgiques furent détruites à la suite d'un terrible bombardement allié. Il fut décidé, faute de moyens, de ne pas reconstruire les hauts fourneaux et d'envisager la reconversion économique à partir des autres atouts naturels de l'île : la mer et le soleil. Aujourd'hui, ses infrastructures d'accueil en font un lieu de séjour privilégié.

L'île fait partie de la province de Livourne (Italie). Tout au long des siècles, elle fut l'objet de nombreuses invasions. Il serait trop long ici d'en retracer toute l'histoire tant cette dernière et riche et variée. Bornons-nous simplement à rappeler que le 8 fructidor An X (26 août 1802) un sénatus-consulte décréta la réunion de l'île d'Elbe au territoire de la République française. Ce décret n'était en fait que la consécration de l'un des accords signés le 25 mars précédent, lors du traité d'Amiens et qu'avaient approuvé l'Angleterre et les puissances signataires.

Le 7 avril 1809, l'île d'Elbe fut rattachée au gouvernement général de Toscane que Napoléon venait de confier à sa soeur Élisa, princesse de Piombino et Lucca et qui fut élevée pour la circonstance à la dignité de grande-duchesse de Toscane. Portoferraio devint alors sous-préfecture du département de la Méditerranée dont Livourne était le chef-lieu.

En 1814, à la chute de l'Empire, le
traité de Fontainebleau accorda la souveraineté pleine et entière de l'île à l'Empereur Napoléon. La population s'élevait alors à 13 700 habitants.


Portoferraio

 

L'ARRIVEE DE NAPOLEON

Depuis Saint-Raphaël, le 29 avril 1814, c'est à bord de la frégate anglaise l'Undaunted, qu'il quitta la France, accompagné des commissaires Alliés et de sa petite suite, dont les généraux Bertrand et Drouot. Le général Cambronne qui se rendra célèbre un an plus tard par son fameux "mot" lancé aux Anglais lors de la bataille de Waterloo, rejoindra l'île le 26 mai suivant. Avant le départ de Fontainebleau, il avait écrit au général Drouot : « On m'a toujours choisi pour aller au combat ; on doit me choisir pour suivre mon souverain, un refus serait pour moi la plus mortelle injure.» Drouot intercéda donc auprès de l'Empereur qui, devant tant de loyauté et de fidélité à sa personne, accepta de le compter parmi sa suite.

L'Undaunted entra dans la rade de Portoferraio le 3 mai au soir après avoir hissé le pavillon parlementaire. C'est que l'île arborait déjà les couleurs du nouveau roi Louis XVIII. Déjà les canons des forts Falcone et Stella qui surplombent la cité étaient tournés vers l'intrus qui osait s'approcher du port. Fort heureusement, la vue du pavillon parlementaire et les dépêches reçues le 28 avril annonçant les changements politiques intervenus en France et l'arrivée imminente de l'Empereur Napoléon comme nouveau souverain de l'île, dissuadèrent le général Dalesme, alors commandant supérieur de l'île, de donner l'ordre de tir.

C'est au fort Stella que le général Dalesmes accueillit les généraux Bertrand et Drouot, accompagnés des commissaires Alliés. Il lui fut remis une lettre de l'Empereur resté à bord, lettre qui sera reprise par le général Dalesmes le lendemain dans sa proclamation aux habitants de l'île :


Portoferraio sur l'île d'Elbe
                                        Habitants de l'île d'Elbe !

Les vicissitudes humaines ont conduit au milieu de vous l'empereur Napoléon, et son choix vous le donne pour souverain. Avant d'entrer dans vos murs, votre auguste et nouveau monarque m'a adressé les paroles suivantes que je m'empresse de vous faire connaître, parce qu'elles sont le gage de votre bonheur à venir :

Général,
J'ai sacrifié mes droits aux intérêts de la patrie, et je me suis réservé la souveraineté et la propriété de l'île d'Elbe, ce qui a été consenti par toutes les puissances. Veuillez faire connaître le nouvel état des choses aux habitants, et le choix que j'ai fait de leur île pour mon séjour, en considération de la douceur de leurs moeurs et de leur climat. Dites-leur qu'ils seront l'objet constant de mes plus vifs intérêts.

NAPOLEON

Elbois ! ces paroles n'ont pas besoin d'être commentées, elles fixent votre destinée; l'Empereur vous a bien jugés, je vous dois cette justice et je vous la rends.

Habitants de l'île d'Elbe ! Je m'éloignerai bientôt de vous, cet éloignement me sera pénible parce que je vous aime sincèrement, mais l'idée de votre bonheur adoucit l'amertume de mon départ, et, en quelque lieu que je puisse être, je me rapprocherai toujours de cette île par le souvenir des vertus de ses habitants et par les voeux que je formerai pour eux.

Porto-Ferrajo, 4 mai 1814.

Signé : le général de brigade
DALESMES.

L'Empereur qui n'avait guère l'habitude de s'aventurer en terre inconnue sans le concours de quelque documentation, avait pris soin d'emporter avec lui un petit ouvrage intitulé : Notice sur l'île d'Elbe

N'y ayant pas trouvé trace de la couleur du premier pavillon de l'île d'Elbe, il fit monter à bord le sous-préfet de l'île, Balbiani, nous rapporte Marchand dans ses mémoires, le nomma intendant et le chargea de faire des recherches sur la couleur de ce pavillon.

«Il résulta des informations prises, écrit Marchand, que la première Maison qui gouverna souverainement l'île, était celle des Appiani de Pise; que sa bannière était blanche avec des abeilles, armes parlantes puisque appi, en italien, veut dire abeille. Le sous-préfet après avoir quitté l'Empereur, fit connaître à toutes les autorités de l'île, que le débarquement de Sa Majesté aurait lieu le lendemain, et qu'elle les recevrait avec plaisir.»

On confectionna alors le nouveau pavillon de l'île sur la base des informations du sieur Balbiani et du choix final arrêté par l'Empereur, à savoir : fond blanc traversé d'une bande rouge diagonale parsemée de trois abeilles. En fait, Napoléon, et selon les historiens, se serait inspiré du pavillon de Cosme 1er de Médicis (1519-1574), ancien souverain de Portoferraio et de ses territoires. Hasard de l'histoire, l'Empereur au temps de sa grandeur avait déjà choisi l'abeille comme l'un des symboles de son vaste empire. Cela le conforta dans sa décision.

                                                        


[ Ajouter un commentaire | 1 commentaire(s) | Imprimer | Permalien ]